Frais de véhicule
Frais de voiture du kiné libéral : barème kilométrique ou frais réels
Par l'équipe PilotKinéPublié le 14 min de lecture

Vérifié le 1er novembre 2026 auprès des sources officielles.
Mis à jour le 1er novembre 2026 · Prochaine vérification prévue le 30 avril 2027. Les règles évoluent : contrôle toujours la source officielle avant d'envoyer un dossier.
Un kiné qui fait des visites à domicile roule. Beaucoup. Et sur la question de la voiture, deux mots se ressemblent assez pour être confondus en permanence : les IK que tu factures à l'Assurance maladie, et les frais de voiture que tu déduis de ton bénéfice. Ce ne sont pas deux façons de parler de la même chose. L'une est une recette, l'autre une charge, et elles vivent à deux endroits différents de ta déclaration.
Le point à retenir
Deux choses portent le mot « kilométrique » et n'ont rien à voir. Les IFD et les IK que tu factures pour une visite à domicile sont des **recettes** : elles s'ajoutent à ton chiffre d'affaires. Les frais de voiture sont une **charge**, et à la déclaration contrôlée tu les déduis soit au réel, soit au barème kilométrique — une option annuelle, pour tous tes véhicules à la fois. En micro-BNC, aucune des deux méthodes ne s'applique : l'abattement remplace tes dépenses.
Ce que tu factures n'est pas ce que tu déduis
Côté recettes : les frais de déplacement de la NGAP
L'article 13 des dispositions générales de la nomenclature prévoit que, lorsqu'un acte doit être réalisé au domicile du patient, les frais de déplacement du professionnel sont remboursés en sus de la valeur de l'acte. Le remboursement est, selon le cas, forfaitaire — l'indemnité forfaitaire de déplacement — ou calculé selon la distance parcourue et le temps perdu — l'indemnité kilométrique, facturée IK en plaine et IKM en montagne.
Les montants et les conditions de cumul sont dans la nomenclature elle-même, et ils bougent avec les avenants conventionnels : ce guide ne les recopie pas. Ce qui importe ici est leur nature : cet argent est un honoraire. Il entre dans ton chiffre d'affaires, il est encaissé, et il participe à l'assiette de ce que tu dois.
Côté dépenses : l'article 93 du CGI
Ton bénéfice non commercial est l'excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l'exercice de la profession. Tes frais de voiture se déduisent à ce titre, comme ton loyer ou ton assurance RCP.
Les deux mouvements sont donc indépendants :
- facturer beaucoup d'IK ne t'interdit pas de déduire tes frais de voiture, et ne les remplace pas ;
- déduire tes frais de voiture ne réduit pas les IK que tu as encaissées ;
- un kiné qui ne fait aucune visite à domicile ne facture aucune IK, et déduit pourtant ses trajets professionnels.
Si tu es au micro-BNC, il n'y a rien à déduire
L'article 102 ter du CGI fixe le bénéfice imposable au montant brut des recettes annuelles diminué d'un abattement forfaitaire de 34 %, sans pouvoir descendre sous 305 €, pour des recettes hors taxes de l'année précédente ou de la pénultième année n'excédant pas 83 600 €.
Conséquence : aucune dépense de véhicule ne se déduit. Ni le barème kilométrique, ni le carburant, ni l'assurance, ni le loyer d'une LLD. L'abattement est réputé les couvrir, quel que soit leur montant réel.
Ce qui reste utile, c'est de connaître tes kilomètres : c'est le montant que la déclaration contrôlée te laisserait déduire, donc l'un des éléments de la comparaison entre les deux régimes. Le choix du régime, lui, se joue au printemps avec la déclaration — voir Impôt du kiné libéral : BNC, 2035 et prélèvement à la source. Comparer les deux sur ta situation est un point d'appréciation : à valider avec ton comptable.
À la déclaration contrôlée : deux méthodes, pas trois
| Frais réels | Barème kilométrique | |
|---|---|---|
| Ce qui se déduit | Les dépenses du véhicule pour leur montant justifié | Un montant calculé sur tes kilomètres professionnels |
| Usage mixte | Une ventilation est à opérer pour la part professionnelle | La part professionnelle est dans les kilomètres retenus |
| Amortissement | Possible si le véhicule est au registre des immobilisations | Aucun amortissement supplémentaire |
| Justificatifs | Les factures de chaque dépense | Le kilométrage professionnel |
| Durée de l'option | — | L'année entière, tous véhicules, reconsidérable chaque année |
Le principe reste le réel. Le BOFiP est clair sur le point de départ : le prix d'acquisition d'un véhicule n'est pas à comprendre dans les charges professionnelles, il donne lieu à amortissement. Et l'évaluation forfaitaire est présentée comme une dérogation, admise dans un souci de simplification — avec, en échange, des règles à respecter.
Qui peut opter pour le barème
Le BOFiP ouvre l'option :
- aux titulaires de revenus non commerciaux qui possèdent leur véhicule et l'ont inscrit au registre des immobilisations ;
- à ceux dont le véhicule est conservé dans le patrimoine privé, « alors même que ce barème couvre certaines charges de propriété » ;
- à ceux qui sont titulaires d'une location de longue durée ou d'un crédit-bail dont les loyers ne sont pas déduits du résultat professionnel.
Il la refuse à qui utilise un véhicule prêté gratuitement ou pris en location de courte durée.
Ce que le barème couvre — et donc ce que tu ne déduis plus
Le barème couvre la dépréciation du véhicule, les dépenses d'entretien et de réparation, les dépenses de pneumatiques, les frais de carburant et les primes d'assurance. La liste est limitative, et le texte ajoute deux précisions qui comptent sur un cas réel :
- les frais de carburant s'entendent au sens large, comme « toute dépense destinée à fournir une alimentation aux véhicules ». Pour un véhicule électrique, la location de batterie et les frais de recharge sont assimilés à du carburant : ils sont dans le barème et ne peuvent pas donner lieu à une déduction complémentaire ;
- le barème tient compte de l'amortissement normal. Quand il s'applique, et quelle que soit l'affectation du bien ou son mode de financement, « aucune déduction et aucun amortissement supplémentaires ne peuvent être acceptés » — y compris pour les équipements et accessoires du véhicule.
Ce qui reste déductible en plus
Le barème ne couvre pas tout. Le même texte admet, sous réserve des justifications nécessaires :
- les frais de garage — location d'un emplacement, parking —, pour leur montant réel et pour la seule part professionnelle en cas d'usage mixte ;
- les frais de stationnement et de parking ;
- les intérêts de l'emprunt contracté pour acheter le véhicule, mais seulement si le véhicule est inscrit au registre des immobilisations : s'il est conservé dans le patrimoine privé, ces frais financiers ne sont en aucun cas déductibles ;
- certaines dépenses imprévisibles, comme une réparation à la suite d'un accident, qui ne sont pas couvertes par le barème et se déduisent dans les conditions de droit commun.
Les règles de l'option, qu'on découvre souvent trop tard
C'est la partie la moins connue, et celle qui coince en contrôle.
Ce que l'option t'engage à faire
- 1
[1ᵉʳ janv.] L'option se prend au début de l'année
L'option est annuelle et doit être exercée, a priori, au 1ᵉʳ janvier. L'annotation de ta déclaration professionnelle au printemps « ne constitue qu'une simple concrétisation de l'option déjà exercée » : elle n'est pas le point de départ du choix.
- 2
[toute l'année] Elle s'applique à l'année entière et à tous les véhicules
Si tu changes de voiture en cours d'année, tu ne peux pas comptabiliser les frais réels de l'ancienne et appliquer le barème à la nouvelle. Les deux modes de déduction sont exclusifs l'un de l'autre : ils ne peuvent ni coexister si plusieurs véhicules sont utilisés, ni s'appliquer successivement dans la même année.
- 3
[comptabilité] Inscrire une dépense couverte en charge vaut renonciation
Le régime forfaitaire est « exclusif de toute comptabilisation à un poste de charges des dépenses couvertes par le barème ». Autrement dit : si ton carburant part dans un compte de charges, tu as renoncé à l'option, même si tu pensais le contraire. Les adhérents d'une association agréée ont une sortie prévue — inscrire ces dépenses au compte de l'exploitant, ce qui est neutre pour le résultat et démontre que l'option a bien été prise a priori.
- 4
[par véhicule] Plusieurs voitures : un barème chacune
Le barème « doit être appliqué de façon séparée à chacun des véhicules », selon sa puissance fiscale et le kilométrage parcouru par ce véhicule dans l'année. Il n'y a pas lieu de globaliser les kilomètres de l'ensemble des véhicules.
- 5
[en continu] Pouvoir justifier les kilomètres
Tu dois être « en mesure d'apporter toutes les précisions utiles susceptibles de justifier du kilométrage parcouru à titre professionnel ». Aucune forme n'est imposée.
- 6
[printemps] Porter les kilomètres sur la déclaration
Le nombre de kilomètres parcourus à des fins professionnelles et le tarif kilométrique appliqué se portent dans le cadre 7 du tableau 2035-B-SD. Les frais de véhicules eux-mêmes sont la ligne 23 du tableau 2035-A-SD.
- 7
[janv. suivant] Rejuger, ou pas
L'option « peut être reconsidérée chaque année ». Rien n'est figé pour la suite.
Le barème lui-même
Le barème n'est pas dans le BOFiP seul : il est fixé par arrêté et codifié à l'article 6 B de l'annexe IV du CGI. La version en vigueur à ce jour est celle issue de l'arrêté du 27 mars 2023, applicable à compter de l'imposition des revenus de l'année 2022 — et elle n'a pas été revalorisée depuis. C'est donc ce tableau que tu as utilisé pour tes revenus 2025, déclarés au printemps 2026.
Pour les véhicules électriques, le montant obtenu est majoré de 20 %, depuis l'imposition des revenus de l'année 2020.
| Puissance fiscale | jusqu'à 5 000 km | de 5 001 à 20 000 km | au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
d est la distance professionnelle de l'année. Trois choses à en retenir :
- la formule n'est pas linéaire et porte sur le total annuel : elle ne s'applique pas mois par mois, et une projection en cours d'année n'est qu'une projection ;
- la puissance fiscale est celle du champ P.6 de ta carte grise, pas une estimation d'après le modèle ;
- le barème de l'année suivante n'existe pas encore. Celui qui s'appliquera à tes trajets de 2026 paraîtra début 2027 : tant qu'il n'est pas publié, personne ne peut le chiffrer, et ce guide ne l'invente pas.
Le barème ne vaut pas pour tous les véhicules
Le barème forfaitaire BNC s'applique aux voitures particulières de tourisme, de 3 CV et moins à 7 CV et plus. Il « ne prend, en aucun cas, en compte la situation spécifique des véhicules compris dans les catégories des véhicules utilitaires et des poids lourds ».
Les deux-roues motorisés ont leur propre barème, dans un autre document. Et le BOFiP tire une conséquence qui surprend : lorsqu'un contribuable utilise à la fois un deux-roues et un véhicule de tourisme, il ne peut pas utiliser le barème forfaitaire BNC pour les seuls véhicules de tourisme. Si tu fais tes visites en scooter une partie de l'année, c'est un point à poser avant d'opter — à valider avec ton comptable.
Quels trajets comptent
La règle est celle de l'article 93 : des dépenses nécessitées par l'exercice de la profession. Appliquée à la voiture d'un kiné, elle donne :
- cabinet → patient, patient → patient, retour au cabinet : déplacements professionnels, qui sont le cœur du sujet pour qui fait des visites ;
- cabinet → EHPAD, cabinet → établissement : même nature ;
- cabinet principal → cabinet secondaire : même nature ;
- domicile → cabinet : le BOFiP range les frais de transport domicile-lieu de travail parmi les frais professionnels déductibles d'un titulaire de BNC, et son propre exemple applique le barème à l'ensemble de la distance parcourue avant de la répartir entre les déplacements en clientèle et les trajets domicile-lieu de travail ;
- trajets privés : jamais.
Ce que ton journal de kilomètres doit porter, trajet par trajet
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Leasing, LLD, crédit-bail : deux branches
C'est le cas le plus fréquemment mal traité, parce que le réflexe « je déduis mon loyer et j'applique le barème » est faux.
Quand le véhicule est pris en location ou en crédit-bail, les charges d'utilisation sont déductibles, loyers compris — avec des réserves : il faut rapporter extra-comptablement au bénéfice la fraction des loyers correspondant à l'amortissement pratiqué par le bailleur pour la partie du prix excédant le plafond légal. Ce montant annuel non déductible est normalement indiqué par le bailleur ; à défaut, c'est à toi de le lui demander. Les sommes versées à titre de dépôt ou de cautionnement ne sont pas déductibles.
À partir de là, deux routes, et elles ne se croisent pas :
- tu déduis les loyers → le barème forfaitaire BNC est exclu pour ce véhicule, parce que le barème couvre la dépréciation et que les loyers l'incluent déjà : ce serait une double déduction des amortissements. Tu peux alors opter pour le barème forfaitaire carburant BIC, qui ne couvre que le carburant, à l'exclusion de l'entretien, de la réparation, de l'assurance et de l'amortissement. Cette option entraîne obligatoirement l'option pour le barème forfaitaire BNC sur tes véhicules détenus en pleine propriété, et réciproquement : les deux sont indissociables. Elle se matérialise par un état annexe joint à la 2035, portant la date du contrat, le bailleur, le type et l'immatriculation des véhicules, le total des kilomètres en distinguant ceux de l'activité, et le montant forfaitaire ;
- tu renonces à déduire les loyers → le barème forfaitaire BNC redevient applicable. Et alors « les frais couverts par le barème ne peuvent en aucun cas être déduits pour leur montant réel », pour l'ensemble des véhicules de tourisme utilisés à titre professionnel, que tu en sois propriétaire ou non.
Véhicule mixte perso-pro
Une voiture qui sert aux visites et aux courses du samedi est le cas normal, pas une exception.
Aux frais réels, le BOFiP est net : lorsque le véhicule est affecté à un usage mixte et que les dépenses ont été évaluées pour leur montant réel, « une ventilation doit, bien entendu, être opérée pour déterminer la part de ces dépenses se rattachant à l'exercice de la profession ». Il n'y a pas de pourcentage officiel : c'est ta situation qui le détermine, et c'est à toi de pouvoir l'expliquer.
Au barème, la ventilation est ailleurs : elle est dans les kilomètres. Tu appliques le barème aux kilomètres professionnels, pas à ton kilométrage total, et la part privée de l'usage reste simplement en dehors du calcul.
Enfin, deux conséquences de l'affectation du véhicule qu'il vaut mieux connaître avant de décider :
| Inscrit au registre des immobilisations | Conservé dans le patrimoine privé | |
|---|---|---|
| Barème BNC utilisable | Oui | Oui |
| Intérêts d'emprunt du véhicule | Déductibles au réel, à la part professionnelle, en plus du barème | Non déductibles |
| Plus-value à la revente | Régime des plus-values professionnelles | Hors régime professionnel |
Le choix d'inscrire ou non la voiture à l'actif dépasse la seule question des frais de l'année : à valider avec ton comptable.
Ce que ça change sur le reste
La déduction de tes frais de voiture abaisse ton bénéfice BNC. Ce que cela déplace ensuite — l'impôt, l'assiette de tes cotisations — se calcule sur ta situation entière, et ce guide ne l'affirme pas à ta place. PilotKiné répercute la déduction sur son estimation du bénéfice et, de là, sur les cotisations et l'impôt qu'il estime : ce sont des estimations, avec leur source affichée, pas un montant dû.
Pour la part de tes encaissements qui ne t'appartient pas encore, le raisonnement de provision est là : Combien mettre de côté quand on est kiné libéral. Et pour ce que la date de paiement change à la fin de l'année : La fin d'année du kiné libéral.
Questions fréquentes
Les IK que je facture pour mes visites à domicile sont-elles déductibles ?
Non, et c'est l'inverse : ce sont des recettes. L'article 13 des dispositions générales de la NGAP prévoit que les frais de déplacement d'un acte réalisé au domicile du patient sont remboursés en sus de la valeur de l'acte — indemnité forfaitaire de déplacement, ou indemnité kilométrique selon la distance. Cet argent entre dans ton chiffre d'affaires. La déduction de tes frais de voiture est une autre opération, du côté des dépenses, et les deux ne s'annulent pas.
Barème kilométrique ou frais réels, lequel choisir ?
Le barème remplace la dépréciation du véhicule, l'entretien, les réparations, les pneus, le carburant et l'assurance par un montant calculé sur tes kilomètres professionnels. Les frais réels retiennent ces dépenses pour leur montant justifié, à la part professionnelle du véhicule. Lequel donne le montant le plus élevé dépend de tes kilomètres, de la puissance de ta voiture, de son prix et de son âge : ce guide ne te dit pas quoi choisir. L'option est annuelle et peut être reconsidérée chaque année. À valider avec ton comptable.
Peut-on utiliser le barème si la voiture n'est pas inscrite au registre des immobilisations ?
Oui. Le BOFiP autorise les titulaires de revenus non commerciaux à utiliser le barème forfaitaire BNC pour les véhicules conservés dans le patrimoine privé, alors même que ce barème couvre certaines charges de propriété. Une différence reste : les intérêts de l'emprunt qui a servi à acheter la voiture se déduisent en plus du barème quand le véhicule est inscrit au registre, et ne se déduisent pas du tout quand il est resté dans le patrimoine privé.
Et si ma voiture est en LLD ou en crédit-bail ?
Deux branches. Si tu déduis les loyers, tu ne peux pas appliquer le barème forfaitaire BNC : ce serait déduire deux fois la dépréciation. Tu peux alors opter pour le barème forfaitaire carburant BIC, qui ne couvre que le carburant. Si au contraire tu renonces à déduire les loyers, le barème BNC redevient applicable, et les frais qu'il couvre ne peuvent plus être déduits pour leur montant réel. C'est un vrai choix, à valider avec ton comptable.
Les trajets entre mon domicile et mon cabinet comptent-ils ?
Le BOFiP range les frais de transport domicile-lieu de travail parmi les frais professionnels déductibles d'un titulaire de BNC, et son exemple applique le barème à l'ensemble de la distance parcourue avant de la répartir entre les déplacements en clientèle et les trajets domicile-lieu de travail. Le texte BNC ne fixe aucun seuil en kilomètres : la limite de 40 km que tu as peut-être lue appartient au régime des salariés. Savoir si un éloignement inhabituel tient pour un libéral est un point d'appréciation — à valider avec ton comptable.
Faut-il tenir un carnet de bord ?
Le BOFiP demande aux contribuables qui optent pour le barème d'être en mesure d'apporter toutes les précisions utiles susceptibles de justifier du kilométrage parcouru à titre professionnel. Il n'impose pas de forme. En pratique, un relevé daté par trajet — départ, arrivée, motif, distance — est ce qui répond à la question. PilotKiné le produit en CSV et en PDF depuis l'écran Frais kilométriques.
En micro-BNC, puis-je déduire mes frais kilométriques ?
Non. L'article 102 ter du CGI fixe le bénéfice imposable au montant brut des recettes diminué d'un abattement forfaitaire de 34 %, et aucune dépense ne se déduit en plus — ni le barème, ni le carburant, ni l'assurance. Tenir tes kilomètres reste utile si tu compares les deux régimes, parce que c'est le montant que la déclaration contrôlée te laisserait déduire. À valider avec ton comptable.
Sources
- Légifrance — Article 6 B de l'annexe IV au code général des impôts — barème forfaitaire des frais de déplacement (site externe, nouvel onglet)Source officielle · consultée le 1er novembre 2026
- BOFiP — BOI-BNC-BASE-40-60-40-20 — Transports et déplacements : frais de voiture (site externe, nouvel onglet)Source officielle · consultée le 1er novembre 2026
- BOFiP — BOI-BAREME-000001 — Barèmes d'évaluation forfaitaire du prix de revient kilométrique (site externe, nouvel onglet)Source officielle · consultée le 1er novembre 2026
- BOFiP — BOI-RSA-BASE-30-50-30-20 — Frais de déplacement : frais couverts par le barème kilométrique (site externe, nouvel onglet)Source officielle · consultée le 1er novembre 2026
- Légifrance — Article 93 du code général des impôts — détermination du bénéfice non commercial (site externe, nouvel onglet)Source officielle · consultée le 1er novembre 2026
- Légifrance — Article 102 ter du code général des impôts — régime déclaratif spécial (micro-BNC) (site externe, nouvel onglet)Source officielle · consultée le 1er novembre 2026
- Assurance Maladie — Nomenclature générale des actes professionnels — dispositions générales, article 13 « Frais de déplacement » (site externe, nouvel onglet)Source officielle · consultée le 1er novembre 2026
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